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	<title>Les P&#232;res de l'&#201;glise dans la vie quotidienne</title>
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		<title>Sur le sacerdoce</title>
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		<dc:creator>Saint Jean Chrysostome</dc:creator>



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&lt;p&gt;Texte de saint Jean Chrysostome sur le sacerdoce Sur le sacerdoce&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://peres.peuterey-editions.com/-Autres-livres-" rel="directory"&gt;Autres livres&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://peres.peuterey-editions.com/IMG/logo/couverture_chrysostome_sacerdoce150.jpg?1775575868' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Texte de saint Jean Chrysostome sur le sacerdoce&lt;/p&gt;
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&lt;div style=&#034;margin: 8px 0px 4px;&#034;&gt;&lt;a href=&#034;https://www.calameo.com/books/003741816de718ffcd704&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;Sur le sacerdoce&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;iframe style=&#034;margin: 0 auto;&#034; src=&#034;//v.calameo.com/?bkcode=003741816de718ffcd704&amp;mode=mini&amp;clickto=view&amp;clicktarget=_self&#034; width=&#034;100%&#034; height=&#034;800&#034; frameborder=&#034;0&#034; scrolling=&#034;no&#034; allowfullscreen=&#034;allowfullscreen&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>&#171; Vous accordez plus &#224; la vaine gloire qu'&#224; la crainte de Dieu &#187;</title>
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		<dc:creator>Saint Jean Chrysostome</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans sa lettre apostolique Dilexi Te, le pape L&#233;on XIV fait r&#233;f&#233;rence &#224; ce texte de saint Jean Chrysostome. &lt;br class='autobr' /&gt; 3. Fid&#232;les d'un tel pr&#234;tre, nous devons donc n&#233;cessairement &#234;tre d'autant plus parfaits ; oui, toute la distance qui s&#233;pare J&#233;sus-Christ d'Aaron doit se retrouver entre nous et les Juifs. Voil&#224; qu'en effet au ciel nous avons notre victime, au ciel notre Pr&#234;tre, au ciel notre sacrifice. Offrons donc des hosties dignes d'&#234;tre plac&#233;es sur un autel semblable, non plus, par cons&#233;quent, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://peres.peuterey-editions.com/-La-pauvrete-chez-les-Peres-de-l-Eglise-" rel="directory"&gt;La pauvret&#233; chez les P&#232;res de l'&#201;glise&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans sa lettre apostolique Dilexi Te, le pape L&#233;on XIV fait r&#233;f&#233;rence &#224; ce texte de saint Jean Chrysostome.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;3. Fid&#232;les d'un tel pr&#234;tre, nous devons donc n&#233;cessairement &#234;tre d'autant plus parfaits ; oui, toute la distance qui s&#233;pare J&#233;sus-Christ d'Aaron doit se retrouver entre nous et les Juifs. Voil&#224; qu'en effet au ciel nous avons notre victime, au ciel notre Pr&#234;tre, au ciel notre sacrifice. Offrons donc des hosties dignes d'&#234;tre plac&#233;es sur un autel semblable, non plus, par cons&#233;quent, des b&#339;ufs et des brebis, non plus de la graisse et du sang. Ces symboles sont abolis et remplac&#233;s par l'introduction d'un culte raisonnable. Et qu'appel&#233;-je un culte raisonnable ? Les offrandes de l'&#226;me, de l'esprit. &#171; Dieu est esprit &#187;, dit le Seigneur, &#171; et ceux qui l'adorent, doivent l'adorer en esprit et en v&#233;rit&#233; &#187; (Jn 4,24), ce qui ne r&#233;clame ni le corps, ni les instruments, ni les lieux, mais bien la modestie, la temp&#233;rance, l'aum&#244;ne, le support mutuel, la douceur, la patience. Ces sacrifices ont &#233;t&#233; figur&#233;s d&#233;j&#224; dans les si&#232;cles pass&#233;s. &#171; Offrez, dit David, offrez au Seigneur un sacrifice de justice. Oui, je vous sacrifierai une victime de louanges ; c'est un sacrifice de louange qui me glorifiera devant Dieu, un esprit p&#233;nitent est un sacrifice &#187;. (Ps 4,6 ; 115, 17 ; 49, 23 et L, 19) &#171; Que vous demande le Seigneur, sinon que vous l'&#233;coutiez ? &#187; (Mi 6,8) &#171; Les holocaustes offerts pour les p&#233;ch&#233;s ne vous &#233;taient plus agr&#233;ables ; alors j'ai dit : Je viens pour faire, &#244; mon Dieu, votre volont&#233; &#187;. (Ps 50,18 et 39, 8, 9) Et en d'autres Proph&#232;tes : &#171; Pourquoi m'apportez-vous l'encens de Saba ? &#187; (Jr 6,20) &#171; &#201;loignez de moi le son de vos cantiques : je n'&#233;couterai plus les accents de vos instruments de musique &#187;. (Am 5,23) &#171; Au lieu de tout cela, je veux la mis&#233;ricorde et non le sacrifice &#187;. (Os 6,6)&lt;br class='autobr' /&gt;
Voyez-vous quels sacrifices rendent Dieu propice ? Voyez-vous qu'il y a d&#233;j&#224; plusieurs si&#232;cles que cette sorte d'offrande est sans valeur, tandis qu'une offrande nouvelle y a &#233;t&#233; substitu&#233;e ? Pr&#233;sentons celle-ci. La premi&#232;re est le fait de la richesse et de ceux qui la poss&#232;dent ; la seconde est le propre de la vertu. L'une est ext&#233;rieure, l'autre int&#233;rieure. Les premiers venus pouvaient pratiquer celle-l&#224; ; celle-ci est l'&#339;uvre du petit nombre : autant l'homme est meilleur et d'un plus grand prix que la brebis, autant notre sacrifice l'emporte sur l'ancien. Ici, en effet, vous apportez votre &#226;me comme victime.&lt;br class='autobr' /&gt;
Telles &#233;taient les offrandes de Corneille dont il est dit : &#171; Vos pri&#232;res et vos aum&#244;nes sont mont&#233;es jusqu'en la pr&#233;sence et au souvenir de Dieu &#187;. (Ac 10,4)&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutefois il y a d'autres hosties encore, et qui sont &#224; la lettre des holocaustes : j'ai nomm&#233; le corps de nos martyrs ; en eux, corps et &#226;me, tout est saint. Tout, chez eux, respire un parfum d'agr&#233;able odeur. Et vous aussi, si vous le voulez, vous pouvez offrir un sacrifice de ce genre. Pourquoi regretter de n'avoir pu livrer votre corps aux flammes ? Ne pouvez-vous le consumer par un autre feu, par celui de la pauvret&#233; volontaire, par celui de la souffrance ? En effet, avoir la facult&#233; de mener une vie joyeuse, abondante, d&#233;licate, et choisir un r&#233;gime laborieux et crucifiant, et mortifier ainsi votre corps, n'est-ce pas vraiment offrir un holocauste ? Frappez de mort, crucifiez cette chair, et vous recevrez la couronne d'un si noble martyre. Ce que le glaive fait ailleurs, l'ardent h&#233;ro&#239;sme de votre c&#339;ur le reproduit ici. Que l'amour de l'argent ne vous br&#251;le ni ne vous captive ; mais que le feu de l'esprit chr&#233;tien, au contraire, d&#233;vore et consume cette cupidit&#233; honteuse et criminelle ; qu'elle tombe sous ce glaive spirituel. Voil&#224; un beau sacrifice ; il n'a pas besoin d'une main sacerdotale, mais la victime elle-m&#234;me doit l'offrir ; il s'ach&#232;ve dans ce bas monde, mais il monte aussit&#244;t vers les c&#233;lestes hauteurs. N'admirons-nous pas qu'autrefois le feu, descendant du ciel, d&#233;vorait une oblation ? Il se peut, aujourd'hui m&#234;me, qu'il descende encore un feu bien autrement admirable, et qui d&#233;vore toute une offrande, ou plut&#244;t, non, qui ne la d&#233;vore pas, mais la transporte tout enti&#232;re au ciel ! Loin de r&#233;duire nos dons en cendres, cette flamme les offre &#224; Dieu. Telles &#233;taient les offrandes de Corneille dont il est dit : &#171; Vos pri&#232;res et vos aum&#244;nes sont mont&#233;es jusqu'en la pr&#233;sence et au souvenir de Dieu &#187;. (Ac 10,4) Comprenez-vous ce qu'il y a d'excellent dans l'union de ces deux &#339;uvres ? Oui, nous sommes exauc&#233;s, quand nous exau&#231;ons nous-m&#234;mes le pauvre qui nous prie. &#171; Celui, dit l'&#201;criture, celui qui se bouche les oreilles pour ne pas entendre la pri&#232;re du pauvre, est certain que Dieu n'entendra pas non plus ses pri&#232;res (Pv 21,13). &#171; Bienheureux qui a l'intelligence des mis&#232;res du pauvre et l'indigent : au jour mauvais, Dieu le d&#233;livrera &#187;. (Ps 40,2) Ce jour mauvais n'est autre chose que celui qui sera si redoutable aux p&#233;cheurs. Mais que veut dire &#171; cette intelligence du pauvre ? &#187; C'est l'&#233;tude de l'indigence, c'est le z&#232;le &#224; conna&#238;tre ses souffrances. Car quiconque aura compris ces souffrances du pauvre, bien certainement en prendra piti&#233;. Si donc vous voyez un n&#233;cessiteux, ne passez pas votre chemin, mais plut&#244;t pensez &#224; ce que vous seriez, si vous &#233;tiez &#224; sa place. Que ne voudriez-vous pas alors que chacun fit pour vous ? Celui qui a l'intelligence, dit l'Esprit-Saint ; r&#233;fl&#233;chissez donc que le pauvre est comme vous, un homme libre, qu'il partage vos titres de noblesse, que tout est commun entre lui et vous ; h&#233;las ! et souvent, vous ne le faites pas m&#234;me l'&#233;gal de vos chiens, que vous rassasiez de pain, tandis que lui s'endort avec la faim ; souvent cet homme libre est rabaiss&#233;, d&#233;grad&#233; au-dessous de vos esclaves. Mais, direz-vous, ceux-ci nous rendent service. En quoi ? Ils vous sont utiles ? Alors que direz-vous si je vous montre que, bien plus qu'eux, l'indigent travaille pour vos int&#233;r&#234;ts ? Car c'est lui qui sera votre d&#233;fenseur au jour du jugement ; c'est lui qui vous arrachera aux flammes d&#233;vorantes. Quel service pareil vous rendent jamais vos esclaves ? Quand Tabitha mourut, qui donc la ressuscita, de ses esclaves nombreux ou des pauvres mendiants ? Mais vous, de cet homme libre vous ne voulez pas faire l'&#233;gal m&#234;me d'un esclave. Le froid est intense, et le pauvre git, couvert de haillons, mourant les dents serr&#233;es et grin&#231;antes ; horrible tableau fait pour &#233;mouvoir ! Et vous, bien r&#233;chauff&#233;, bien repu, vous passez ! Comment voulez-vous que Dieu vous sauve, quand vous serez sous le poids du malheur ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le froid est intense, et le pauvre git, couvert de haillons, mourant les dents serr&#233;es et grin&#231;antes ; horrible tableau fait pour &#233;mouvoir ! Et vous, bien r&#233;chauff&#233;, bien repu, vous passez ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Souvent vous osez dire : &#171; Si c'&#233;tait moi, si j'avais surpris quelqu'un &#224; m'offenser beaucoup, volontiers j'aurais pardonn&#233;, et Dieu ne pardonne pas ! &#187; Oh ! Ne tenez point ce langage ; car voici un homme qui n'a aucunement p&#233;ch&#233; contre vous, vous pouvez le sauver, et vous le m&#233;prisez. Si vous le m&#233;prisez, comment Dieu vous pardonnera-t-il, &#224; vous qui p&#233;chez contre sa Majest&#233; sainte ? De pareils m&#233;faits ne m&#233;ritent-ils point l'enfer ? Mais faut-il s'en &#233;tonner ? Souvent vous prodiguez &#224; un cadavre priv&#233; de sentiment, incapable d'appr&#233;cier cet honneur fun&#232;bre, vous prodiguez, dis-je, les v&#234;tements les plus vari&#233;s, les tissus d'or et de pourpre ; et cet autre corps qui souffre, qui est d&#233;chir&#233;, tortur&#233;, supplici&#233; par la faim et le froid, vous le m&#233;prisez ; vous accordez plus &#224; la vaine gloire qu'&#224; la crainte de Dieu. Et pl&#251;t au ciel que votre duret&#233; n'all&#226;t pas plus loin. Mais, d&#232;s qu'il s'approche, ce pauvre, vous l'accusez aussit&#244;t : pourquoi, dites-vous, pourquoi ne travaille-t-il pas ? Pourquoi nourrir un oisif ? R&#233;pondez-moi, &#224; votre tour : ce que vous poss&#233;dez vous-m&#234;me, le devez-vous &#224; votre travail ? Ne l'avez-vous pas re&#231;u en h&#233;ritage de vos p&#232;res ? En supposant m&#234;me que vous travaillez, pourquoi cette insulte au prochain ? L'entendez-vous pas ce que dit saint Paul : &#171; Celui qui ne travaille pas ne doit pas manger &#187; ; voil&#224; ce qu'il dit ; mais il ajoute aussit&#244;t : &#171; Pour vous, faites le bien, sans jamais vous lasser &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.peuterey-editions.com/la-pauvret%C3%A9-chez-les-p%C3%A8res-de-l-%C3%A9glise.html" class="spip_out"&gt;https://www.peuterey-editions.com/l...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce myst&#232;re sacr&#233; ne peut souffrir que nous ayons encore de l'attachement pour les richesses</title>
		<link>https://peres.peuterey-editions.com/Ce-mystere-sacre-ne-peut-souffrir-que-nous-ayons-encore-de-l-attachement-pour</link>
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		<dc:creator>Saint Jean Chrysostome</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans sa lettre apostolique Dilexi Te, le pape L&#233;on fait r&#233;f&#233;rence &#224; ce texte de saint Jean Chrysostome. Saint Jean Chrysostome ne r&#233;prouve pas la beaut&#233; et la richesse des vases sacr&#233;s et des ornements, &#224; condition que l'on pare les pauvres de la m&#234;me richesse. &lt;br class='autobr' /&gt; 3. Quand donc vous voyez le pr&#234;tre vous pr&#233;senter cette nourriture sacr&#233;e, ne pensez pas que ce soit la main du pr&#234;tre qui vous la donne. Croyez que c'est J&#233;sus-Christ m&#234;me qui vous tend la main pour vous la donner. Car comme, dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://peres.peuterey-editions.com/-La-pauvrete-chez-les-Peres-de-l-Eglise-" rel="directory"&gt;La pauvret&#233; chez les P&#232;res de l'&#201;glise&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans sa lettre apostolique Dilexi Te, le pape L&#233;on fait r&#233;f&#233;rence &#224; ce texte de saint Jean Chrysostome.&lt;br class='autobr' /&gt;
Saint Jean Chrysostome ne r&#233;prouve pas la beaut&#233; et la richesse des vases sacr&#233;s et des ornements, &#224; condition que l'on pare les pauvres de la m&#234;me richesse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;3. Quand donc vous voyez le pr&#234;tre vous pr&#233;senter cette nourriture sacr&#233;e, ne pensez pas que ce soit la main du pr&#234;tre qui vous la donne. Croyez que c'est J&#233;sus-Christ m&#234;me qui vous tend la main pour vous la donner. Car comme, dans votre bapt&#234;me, ce n'est point le pr&#234;tre qui vous lave, mais J&#233;sus-Christ lui-m&#234;me qui tient, et qui purifie votre t&#234;te par son invisible puissance, sans qu'aucun ange ou archange, ou quelque autre que ce soit ose s'approcher de vous et vous toucher, vous devez croire de m&#234;me que c'est J&#233;sus-Christ qui vous communie de sa propre main. Car lorsque Dieu nous engendre pour &#234;tre du nombre de ses enfants, il le fait par lui seul, et cette g&#233;n&#233;ration est un don qui vient tout de lui.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ne voyez-vous pas qu'en ce monde ceux qui adoptent des enfants ne s'en rapportent pas &#224; leurs serviteurs pour cette affaire ; mais qu'ils se pr&#233;sentent en personne devant les juges, et qu'ils font cette importante action par eux-m&#234;mes ? C'est ainsi que J&#233;sus-Christ n'a pas voulu charger les anges d'accomplir ce myst&#232;re, et qu'il se trouve pr&#233;sent lui-m&#234;me pour l'op&#233;rer par son commandement et par sa puissance. Aussi lorsqu'il vous dit : &#171; N'appelez personne votre p&#232;re sur la terre (Mt 25, 9) &#187;, il ne vous parle pas de la sorte pour vous porter &#224; manquer de respect &#224; celui qui vous a mis au monde, mais pour vous apprendre que vous devez pr&#233;f&#233;rer &#224; tout autre Celui qui vous a cr&#233;&#233; et qui vous a honor&#233; d'une adoption divine. Car comment Celui qui a tant fait pour vous en se livrant lui-m&#234;me &#224; la mort pour l'expiation de vos p&#233;ch&#233;s, comment dis-je, ne ferait-il pas ce qui est moindre en vous donnant son corps dans ce sacrement ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;coutons donc ceci, nous tous pr&#234;tres et la&#239;cs. Reconnaissons quelle est la nourriture dont il pla&#238;t &#224; Dieu de nous nourrir, et &#224; quel honneur il nous &#233;l&#232;ve ; et que cette vue nous frappe d'&#233;tonnement. Il nous fait l'honneur de nous rassasier de sa chair sacr&#233;e. Il se donne &#224; nous lui-m&#234;me comme une victime qui a &#233;t&#233; immol&#233;e pour l'amour de nous. Quelle excuse nous restera-t-il si, recevant une si auguste nourriture, nous ne cessons pas de commettre de si grands p&#233;ch&#233;s ? Si en mangeant l'Agneau nous devenons des loups, et si en nous nourrissant de la chair de cette brebis sacr&#233;e, nous ne laissons pas d'&#234;tre aussi furieux et aussi avides que les lions ? Ce myst&#232;re exige de ceux qui s'en approchent qu'ils soient enti&#232;rement purs, je ne dis pas des grands exc&#232;s et des plus grandes injustices, mais des moindres inimiti&#233;s. Car ce myst&#232;re est un myst&#232;re de paix. Ce myst&#232;re sacr&#233; ne peut souffrir que nous ayons encore de l'attachement pour les richesses. Si J&#233;sus-Christ ne s'&#233;pargne pas lui-m&#234;me, s'il donne sa propre vie pour nous, quelle excuse pouvons-nous avoir d'&#233;pargner notre bien, et de n&#233;gliger notre &#226;me, pour laquelle J&#233;sus-Christ n'a pas &#233;pargn&#233; la sienne ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Dieu avait ordonn&#233; aux Juifs de c&#233;l&#233;brer certaines f&#234;tes, afin que ces c&#233;r&#233;monies, revenant tous les ans, rappellent &#224; leur m&#233;moire le souvenir des gr&#226;ces qu'ils avaient re&#231;ues de Dieu, gr&#226;ces dont le Seigneur avait voulu que ces f&#234;tes leur fussent un monument &#233;ternel. Mais Dieu renouvelle tous les jours le souvenir de ses dons par la c&#233;l&#233;bration de nos saints myst&#232;res. Ne rougissez donc pas de la croix. C'est la croix qui fait toute notre gloire. C'est d'elle que viennent aujourd'hui nos plus redoutables myst&#232;res. C'est ce don auguste qui nous honore infiniment. C'est cette table sacr&#233;e qui nous rel&#232;ve.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand je dirais que Dieu a &#233;tendu le ciel, qu'il a cr&#233;&#233; la terre et les mers, qu'il a envoy&#233; ses anges et ses proph&#232;tes, je ne dirais rien d'&#233;gal &#224; ce qu'il a fait pour nous dans ce sacrement. Le plus grand de tous nos biens et celui qui est la source des autres, c'est que Dieu n'ait point &#233;pargn&#233; son propre Fils pour sauver des serviteurs et des esclaves. Qu'aucun Judas, qu'aucun Simon1 ne s'approche donc de cette table, puisque l'un et l'autre de ces mis&#233;rables ont p&#233;ri par leur avarice. C'est pourquoi &#233;vitons ce crime, et ne nous imaginons pas que lorsque nous avons d&#233;pouill&#233; les veuves et les orphelins par nos rapines et nos violences, ce soit assez pour &#234;tre sauv&#233;s de donner &#224; cet autel un calice d'or enrichi de pierreries. Si vous voulez honorer ce sacrifice, offrez-y votre &#226;me pour laquelle J&#233;sus-Christ a &#233;t&#233; sacrifi&#233;. Faites qu'elle devienne toute d'or. Mais si elle demeure plus pesante que le plomb et que la terre, &#224; quoi vous serviront ces vases que vous offrez ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ne pensons pas tant, mes fr&#232;res, &#224; offrir &#224; Dieu de magnifiques pr&#233;sents, qu'&#224; prendre garde que &#339; que nous lui offrons ne soit le fruit que de nos justes travaux. Les vases qui ne sont point souill&#233;s par l'avarice, sont plus pr&#233;cieux que s'ils &#233;taient d'or. L'&#201;glise n'est point un magasin d'orf&#232;vrerie, mais une sainte assembl&#233;e d'anges. Ce sont nos &#226;mes que nous devons rendre pures et brillantes comme l'or, puisque c'est cette puret&#233; de nos &#226;mes qui fait que Dieu re&#231;oit de nous ces autres vases. La table sur laquelle J&#233;sus-Christ fit la c&#232;ne avec ses disciples n'&#233;tait pas d'argent, et le calice dans lequel il leur donna son sang divin ; n'&#233;tait pas d'or. Cependant tout y &#233;tait pr&#233;cieux et digne d'un profond respect, parce que tout y &#233;tait plein du Saint-Esprit.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voulez-vous donc honorer le corps de J&#233;sus-Christ ? Ne le m&#233;prisez pas, lorsqu'il est nu et pendant qu'en cette &#201;glise vous le couvrez d'&#233;toffes de soie, ne lui laissez pas souffrir ailleurs le froid et la nudit&#233;. Car Celui qui a dit &#171; Ceci est mon corps, &#187; et qui a produit cet effet par la vertu de sa parole, a dit aussi : &#171; Vous m'avez vu souffrir la faim, et vous ne m'avez pas donn&#233; &#224; manger. Car quand vous l'avez refus&#233; &#224; quelqu'un de ces petits, c'est &#224; moi-m&#234;me que vous l'avez refus&#233;. &#187; (Mt 25) Le corps de J&#233;sus-Christ qui est sur l'autel, n'a pas besoin d'habits pr&#233;cieux qui le couvrent, mais d'&#226;mes pures qui le re&#231;oivent, au lieu que cet autre corps de J&#233;sus-Christ form&#233; des pauvres qui sont ses membres, a besoin de notre assistance et de tous nos soins.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apprenons donc, mes fr&#232;res, &#224; traiter sagement de si grands myst&#232;res, et honorons J&#233;sus-Christ comme il veut &#234;tre honor&#233; de nous. Le culte le plus agr&#233;able que nous puissions rendre &#224; celui que nous voulons honorer, c'est le culte qu'il choisit lui-m&#234;me et qu'il aime, et non celui que nous choisissons. Saint Pierre pr&#233;tendait autrefois honorer J&#233;sus-Christ en l'emp&#234;chant de lui laver les pieds ; mais il le d&#233;shonorait plus qu'il ne l'honorait par sa r&#233;sistance. Honorez-le donc aussi de la mani&#232;re qu'il le d&#233;sire, c'est-&#224;-dire en lui donnant l'aum&#244;ne dans la personne des pauvres. Dieu, comme je vous l'ai d&#233;j&#224; dit, ne cherche point des vases d'argent, mais des &#226;mes d'or.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas que je vous d&#233;fende de faire ces pr&#233;sents &#224; l'&#233;glise ; mais je vous conjure seulement qu'apr&#232;s ces offrandes, ou plut&#244;t qu'avant de les faire, vous ayez soin d'assister les pauvres&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;4. Ce n'est pas que je vous d&#233;fende de faire ces pr&#233;sents &#224; l'&#233;glise ; mais je vous conjure seulement qu'apr&#232;s ces offrandes, ou plut&#244;t qu'avant de les faire, vous ayez soin d'assister les pauvres. Dieu re&#231;oit ces pr&#233;sents que vous faites &#224; l'&#201;glise ; mais il agr&#233;e bien davantage ceux que vous faites aux pauvres, puisqu'&#224; l'&#233;gard des premiers il n'y a que celui qui les fait qui en tire de l'avantage, tandis que pour les autres, celui m&#234;me qui les re&#231;oit en tire aussi du secours. On peut croire dans les premiers que nous recherchons notre gloire, mais les seconds ne sont que le fruit de notre compassion et de notre amour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quel avantage peut recevoir J&#233;sus-Christ, de voir ici sa table couverte de vases d'or, pendant qu'il meurt de faim dans la personne des pauvres ? Commencez par le soulager dans sa faim, et s'il vous reste quelque argent, ornez ensuite son autel. Vous lui faites pr&#233;sent d'une coupe d'or, et vous lui refusez un verre d'eau froide ? Que lui sert d'avoir ici de magnifiques voiles, et de ne pas avoir les v&#234;tements les plus n&#233;cessaires dans ses membres ? Croyez-vous que lorsque vous n&#233;gligez un pauvre qui meurt de faim, et que vous allez couvrir l'autel de J&#233;sus-Christ d'or et d'argent, il vous ait obligation de cet or, et que plut&#244;t il ne s'en irrite pas ? Croyez-vous que lorsque vous ne vous mettez pas en peine de rev&#234;tir un pauvre qui meurt de froid, et que vous apportez ici des colonnes d'or, en disant que vous le faites pour sa gloire, il regarde ces richesses comme un honneur que vous lui rendez et non pas plut&#244;t comme une sanglante raillerie, et comme le dernier de tous les outrages ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Croyez donc que c'est l&#224; le jugement que J&#233;sus-Christ porte de vous, lorsque vous parez son autel, et que vous n&#233;gligez d'assister les pauvres. Il est pauvre et &#233;tranger. Il va de porte en porte demander de quoi vivre, et vous le m&#233;prisez dans cet &#233;tat pour orner le pav&#233; d'une &#233;glise et d'une chapelle, pour en rev&#234;tir richement les murailles, pour en dorer des pilastres et des colonnes, pour faire briller des lampes d'argent ! &#192; quoi lui sert toute cette magnificence, lorsque vous le laissez g&#233;mir dans une prison, sans m&#234;me aller le visiter ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dieu n'a condamn&#233; personne pour ne pas avoir enrichi nos temples de ces ornements superbes ; mais il menace ceux qui ne feront pas l'aum&#244;ne des supplices de l'enfer &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Je vous prie encore une fois de croire que je ne vous dis point ceci pour vous d&#233;fendre ces pr&#233;sents que vous faites &#224; l'&#233;glise. Je ne vous le dis que pour vous exhorter de les accompagner de vos aum&#244;nes, ou plut&#244;t de ne les faire qu'apr&#232;s vos aum&#244;nes. Dieu n'a condamn&#233; personne pour ne pas avoir enrichi nos temples de ces ornements superbes ; mais il menace ceux qui ne feront pas l'aum&#244;ne des supplices de l'enfer. Donc, lorsque vous ornez vos temples, ne m&#233;prisez pas les pauvres, qui sont des temples bien plus excellents. Les rois et les princes infid&#232;les, les tyrans et les voleurs peuvent piller ces premiers ; mais le diable lui-m&#234;me ne peut vous faire perdre ce que vous donnez au pauvre. Cet argent est pour vous en s&#251;ret&#233;, et il est en d&#233;p&#244;t dans un lieu o&#249; rien ne pourra lui nuire. Que dit J&#233;sus-Christ lui-m&#234;me ? &#171; Vous aurez toujours des pauvres avec vous ; mais vous ne m'aurez pas toujours. &#187; (Mt 26, 12) C'est ce qui me porte &#224; vous dire que nous devons avoir un soin particulier de faire ici l'aum&#244;ne &#224; J&#233;sus-Christ, parce que nous ne l'aurons pas toujours en cette qualit&#233; de pauvre, mais seulement pendant cette vie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si vous voulez en passant savoir le sens de cette parole, le voici. Il n'adresse pas ces paroles &#224; ses disciples, quoiqu'il semble le faire, mais il les dit &#224; cause de la faiblesse de cette femme qui venait de r&#233;pandre un parfum sur sa t&#234;te. Comme elle &#233;tait encore imparfaite, et qu'elle voyait les disciples murmurer contre elle, J&#233;sus-Christ dit cette parole pour l'emp&#234;cher de se troubler, et comme pour la consoler. C'est pourquoi il dit : &#171; Pourquoi inqui&#233;tez-vous cette femme ? &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il montre assez dans un autre endroit que nous l'aurons toujours avec nous, lorsqu'il dit : &#171; Je serai avec vous jusqu'&#224; la consommation du si&#232;cle. &#187; (Mt 28) Ce qui fait tous les jours voir que si J&#233;sus-Christ parlait ici autrement, c'&#233;tait pour emp&#234;cher que la foi naissante de cette femme ne f&#251;t trait&#233;e trop rudement par les ap&#244;tres, et qu'elle ne s&#233;ch&#226;t presque aussit&#244;t qu'elle commen&#231;ait &#224; germer. N'abusons donc point de cette parole qui fut dite pour le sujet que je vous indique. Lisons plut&#244;t l'un et l'autre Testament : voyons ce qui est ordonn&#233; &#224; toutes les pages touchant l'aum&#244;ne, et faisons-la &#224; l'avenir avec autant de soin que l'&#201;criture nous y exhorte. Ce sera ainsi que nous nous purifierons de nos p&#233;ch&#233;s : &#171; Donnez l'aum&#244;ne, dit J&#233;sus-Christ, et tout vous sera pur &#187;. (Lc 13) L'aum&#244;ne est plus grande m&#234;me que le sacrifice. Dieu le dit lui-m&#234;me : &#171; Je veux l'aum&#244;ne et non le sacrifice &#187;. (Mt 9) L'aum&#244;ne nous ouvre les cieux : &#171; Vos pri&#232;res et vos aum&#244;nes, dit l'ange &#224; Corneille, sont mont&#233;es en la pr&#233;sence de Dieu &#187;. (Ac 10) L'aum&#244;ne est une vertu plus n&#233;cessaire que la virginit&#233;. Nous en voyons une preuve dans les dix vierges, dont les unes furent bannies de la chambre de l'&#233;poux, parce qu'elles n'avaient pas fait l'aum&#244;ne, et les autres y entr&#232;rent parce que l'huile de la compassion et de la mis&#233;ricorde n'avait pas manqu&#233; dans leur c&#339;ur. Consid&#233;rons ceci, mes fr&#232;res, et semons nos biens sur les pauvres avec abondance, afin de moissonner avec fruit les biens &#233;ternels qui nous sont promis, par la gr&#226;ce et par la mis&#233;ricorde de Notre-Seigneur J&#233;sus-Christ, &#224; qui est la gloire dans tous les si&#232;cles des si&#232;cles. Ainsi soit-il.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.peuterey-editions.com/la-pauvret%C3%A9-chez-les-p%C3%A8res-de-l-%C3%A9glise.html" class="spip_out"&gt;https://www.peuterey-editions.com/l...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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